ORIGINES DU TEMPLE DE MADRANGES
UN TEMPLE AU PAYS DES BRUYERES
C'est ainsi que "REFORME" dans son n° du 15-22 août 1987 présentait le temple de MADRANCES sous La plume de Paul VIALLANEIX Directeur de l'hebdomadaire que nous remercions, et que nous citons partiellement ici : "Il faut pratiquer le tourisme en dehors des itinéraires consacrés par la mode pour parcourir les routes, bordées de hêtres du massif Correzien des Monedières. Madranges, à deux pas de Treignac, s'abrite dans le creux de sa combe, au milieu des prairies. La présence de 2 clochers distingue le village. L'un d'eux est celui du Temple, le seul Temple rural de tout le Bas-Limousin. La paroisse de MADRANCES naquit en 1898, d'une révolte paysanne". Article fort judicieux pour l'action de notre jeune Association, l'intérêt du protestantisme rural en France, et du Tourisme dans notre région. Ce temple n'est pas tout à fait "en danger d'oubli" puisque tout est fait pour qu'il ne le devienne pas mais nous pensons que son originalité (les raisons de sa construction d'une part et sa réutilisation d'autre part) mérite de le faire participer au CONCOURS.
HISTORIQUE
Le 11 mars 1900, est inauguré un Temple protestant à MADRANGES, petit village deHaute Corrèze. Quel évènement a bien pu provoquer cette construction pour le moins inhabituelle dans cette région ou le protestantisme avait été anéanti à la fin des 16ème et 17ème siècles? C'est une bien curieuse histoire qui commence en 1898. Madranges est alors un pauvre village, déshérité par la nature (il n'y a guère, en fait de ressources, que le seigle, le ble noir et les châtaignes), et encore plus déshérité au point de vue civil et religieux. Rattaché depuis la Révolution à la commune du LONZAC, il a depuis longtemps souffert de l'oppression communale et paroissiale.
L'EVANGILE A MADRANCES ET LA CONSTRUCTION DU TEMPLE
A la fin du 19ème siècle, Madranges était composé
de quelques groupes de chaumières faisant partie de la commune du LONZAC.
Sa population essentiellement catholique, comme toute la population rurale limousine
était desservie par le curé du LONZAC et les offices avaient lieu
à Madranges dans une petite chapelle Romane du 11ème siècle.
Or le curé du LONZAC décide brusquement de ne venir dire la messe,
que 2 fois par mois pour cette population de 800 habitants.
Ceux-ci, fervents catholiques n'acceptent pas de se voir ainsi abandonnés,
d'autant que les enfants doivent faire 3 fois par semaine, même en plein
hiver, les 6 kms les séparant du LONZAC pour y être à 7
heures au catechisme. Tout retard est sanctionné par un long agenouillement
sur les dalles glacées de l'Eglise. Une petite fille meurt ainsi des
suites d'un refroidissement pris en chemin. Cet évènement déclanche
le premier mouvement de révolte. Les pères de famille refusent
dorénavant d'envoyer leurs enfants au LONZAC. Il s'ensuit des difficultés.
Plusieurs enfants n'ayant pas été baptisés les démarches
sont multipliées sans succés auprès de l'Evêque de
Tulle. Il est intéressant de lire la lettre remarquable adressée
à celui-ci le 16 janvier 1898 par un groupe de femmes de Madranges(réf.
"LA REFORHE
en CORREZE de 1901 Sté Evangélique de France). Le 2ème
mouvement de révolte prend naissance lorsque le curé annonce sans
façon, à ses paroissiens de Madranges que n'ayant plus d'indemnité
pour le "binage" (2 messes dans la même journée au même
endroit) il ne viendra plus dire la messe dans leur chapelle. Il leur faudra
donc désormais aller à l'Eglise
du LONZAC. Devant tant d'intransigeance, d'abandon, et d'intimidation, intervient
alors, la figure singulière de Monsieur Léonard DUPUY,
le sacristain de Madranges qui a servi la messe pendant plus de 30 ans.
Il sait lire et écrire et depuis quelque temps déjà, donne
régulièrement lecture de la Bible achetée à un colporteur
de passage. Jouissant de la confiance générale, il prend en main
la situation religieuse, assure le catéchisme, préside les cérémonies
funèbres et fait un service le dimanche à la chapelle,
lisant l'Evangile, alors que les fidèles chantent des cantiques ou récitent
leur chapelet.
La coupe déborde lorsque le curé refuse de se déplacer pour l'enterrement du fils de Monsieur Léonard DUPUY. Le sacristain devra lui-même enterrer son propre fils. Pour les mariages, les nouveaux époux se rendent dans une paroisse voisine. Dès lors, les Madrangeois humiliés, abandonnés songent au Protestantisme.
Un habitant ayant entendu la prédication d'un pasteur nommé HIRSH,
agent de la Sté Evangélique à GUERET, conseille
d'appeler celui-ci à Madranges. La lettre datée du 4 août
1898 est ainsi libellée : (réf. L'évangile à
Madranges : Sté Centrale de 1928) :
"Monsieur le Pasteur,
les soussignés ont l'honneur de vous informer que, dans la commune du
Lonzac, arrondissement de Tulle, il existe une scission peu ordinaire : la population
de Madranges, environ 800 hts, est complètement délaissée,
soit au point de vue civil, soit au point de vue religieux.
En façe de cet abandon qui dénote un mauvais vouloir évident
la population a témoigné le désir d'avoir un culte qui
l'empêche de revenir à l'état primitif, et elle en appelle
à votre bonté pour quelques conferences qui auront certainement
du succés.
Nous seront tous vos auditeurs, si vous voulez nous donner un jour pour votre
arrivée. Instruisez nous Monsieur le Pasteur de ce qu'il y a à
faire et nous le ferons ; nous serons, du reste, tous à votre disposition
; vous devez venir, s"il est possible avant la date célèbre
du 24 août, qui est le jour du patron de la Section.
Nous irons, si vous nous visitez, vous prendre au lieu qu'il vous plaira."
(suivent les signatures).
Cette correspondance, lui ayant été transmise, Monsieur le Pasteur Bertrand, directeur de la Sté Evangélique, prie Monsieur le Pasteur FALLOURD agent de la Sté à Brive d'aller au plus tôt secourir ces nouveaux Macédoniens. Le Pasteur FALLOURD est reçu avec empressement et quelques jours plus tard, il préside une cérémonie funèbre dans la vieille chapelle Romane de Madranges.
Messieurs BERTRAND et FALLOURD se rendent aussi à Madranges à l'occasion de la fête patronale du village, la St Barthélémy, le 28 août. Trois conférences de plus de cent auditeurs ont lieu en une seule journée. Des hommes, des femmes et des jeunes enfants entrent dans la chapelle en faisant le signe de croix après avoir trempé leurs doigts dans l'eau bénite, puis écoutent fascinés, une prédication toute nouvelle pour eux. En 3 jours, cinq services religieux ont lieu à la demande expresse des habitants de Madranges, et sans qu'aucune lassitude ne se manifeste.
Une pétition signée par 157 Madrangeois est alors adressée à la Société Centrale pour demander l'introduction du culte Protestant dans le village et la nomination d'un Pasteur. Le Comité de la Sté Evangélique décide la création du poste d'Evangélisation de Madranges dans sa séance du 13 octobre 1898. Les choses sont allées bon train ! L'oeuvre prend vite assez de consistance pour nécessiter la construction d'un Temple et d'un Presbytère. Les plans sont établis par l'Architecte protestant Auguste Rey, de Paris, qui renonce au cube de maçonnerie traditionnel, base d'un trop grand nombre de nos vieilles paroisses protestantes. En plein pays catholique il érige un édifice pimpant, doté d'un vrai clocher qui s'intègre bien au paysage, d'un sanctuaire d'où l'art sacré n'est pas absent et ou tout contribue à l'édification des âmes.
La conversion subite de Madranges suscite un tel intérêt dans les milieux protestants, notamment étrangers, que ceux-ci se manifestent par de nombreux dons pour la construction de ce Temple qui coûtera la coquette somme de 33.740 francs.
L'inauguration a lieu le 11 Mars 1900, présidée par le Pasteur ISAAC-PICARD. Près de 400 personnes assistent à la cérémonie. C'est ainsi que le village de Madranges, peut aujourd'hui se vanter d'avoir 2 clochers.
Il n'y a pas lieu de raconter ici les nombreux démélés des habitants avec les curés successifs,envoyés par l'évêché ; mais il parait indispensable de consacrer quelques lignes à l'histoire merveilleuse et émouvante de la nouvelle petite communauté protestante relatée en 1901 et 1927 dans les opuscules : "la Réforme en Corrèze"' article de Monsieur E. BERTRAND, Directeur de la Sté Evangélique de FRANCE; "L'évangile à Madranges" du Pasteur LESTRINGANT. En effet, comment le mouvement révolutionnaire mené par toute une population apparemment arriérée, a-t-il pu se développer façe à l'action inconsciente, mais puissante, de l'Autorité Catholique, qui pratique successivement l'inertie, l'abandon, l'intimidation et la calomnie.
C'est d'abord grâce à l'inébranlable piété de tout un village qui lutte avec courage contre l'injustice et l'abandon de son Eglise, en s'appuyant sur la forte personnalité de son sacristain, Léonard DUPUY, auquel la confiance totale est faite pour pallier toutes les difficultés. C'est encore grâce à l'intervention des pasteurs évangélistes qui parcourent la région à l'époque, toujours à l'écoute de cette population ardente et courageuse, dont l'inclination religieuse favorise efficacement l'implantation du protestantisme,tout en permettant le développement social, culturel, moral et matériel de la région.
Sont ainsi créé à GOURDON petit village Corrézien à 13 kilomètres de Madranges, une école primaire protestante, et une ferme agricole modèle, animées l'une et l'autre par le pasteur GARAIS, auquel on doit notamment : l'Analyse des terrains des cultivateurs de la région. L'emploi d'engrais chimiques (appelés par les catholiques "Poudre protestante") qu'ils furent longs à adopter.
L'achat d'outillage agricole plus perfectionné, la création de syndicats agricoles et de société d'assurance mutuelle
L'ouverture d'un atelier de taille de rubis, travaillant pour la SUISSE.
La création de l'industrie individuelle de dentelle Renaissance ("les carrés de Madranges").
L'Introduction de l'Apiculture Moderne animée par le Pasteur Colomb.
Madranges devient alors un phare qui éclaire toute la région, un véritable exemple national. L'aide protestante (en grande partie étrangère) a été précieuse dans cette zone, déshéritée et pauvre, tout en consolidant les convictions généreuses et les intérêts du protestantisme.
CARACTERISTIQUES DU TEMPLE DE MADRANCES (Corrèze)
Il est situé au coeur du village, en bordure de la D44 à 590 mètres d'altitude.
Son architecture extérieure
Hauteur 30 mètres
Longueur 19,60 m
Largeur au transept 12,80 m
Largeur de la Nef 7,80 m
Epaisseur des murs 0,50 à 0,60
L'architecture du plan inspirée - avec choeur - transept - nef - clocher - d'une église traditionnelle a été conçue par l'architecte protestant Auguste REY en 1898.
Construction en granit de Madranges, avec appareillage rustique et façade de pierres taillées, ainsi que les appuis de fenêtres, les jambages en plein cintre, les corbeaux et contreforts : s'y ajoute un décor discret de pierres de grès rouge du village de Collonges près de BRIVE.
Douze fenêtres non ouvrantes aménagées en plein cintre avec carreaux de verre cathédrale éclairent l'ensemble.
La façade est élégante que souligne les ombres portées de ces divers plans.
L'inscription "CHRIST est ma VIE" est en mosaïque rouge scellée sur mortier clair. Plus haut le cadran de l'horloge est blanc donne encore l'heure et toutes les 1/2 heures au village. La cloche principale, actionnée manuellement a cessé de fonctionner, faute de SONNEUR.
Les proportions de l'ensemble des volumes sont harmonieuses, et donnent une impression d'élégante simplicité. L'entrée du porche est surélevée de 3 marches. La porte d'entrée à 12 vantaux en plein cintre, s'ouvrant sur la Nef, est en sapin.
Le porche est abrité par un auvent dont la forme rappelle la base du toit du clocher.
La toiture est en ardoises de Travassac en Corrèze.
Son architecture intérieure
Le plafond est constitué par des lames de sapin de couleur sombre patiné par le temps et la fumée.
La charpente moulurée repose sur 12 corbeaux de pierres visibles à l'intérieur.
Le chevronnage espacé tous les 50 cms sur lequel est fixé le plancher des combles constitue le plafond de l'ensemble de l'édifice.
Deux poteaux en sapin de 20 x 20 soutiennent la charpente du transept.
Le sol en dalles de pierres de carrière non taillées, ressemble à celui des vieilles fermes d'autrefois.
Son mobilier et ses menuiseries
Des rangées de bancs rustiques en hêtre et sapin meublent la nef et le transept (une dizaine sont en mauvais état).
Dans le choeur, on trouve 3 estrades successives en bois de chêne (en très mauvais état) - La 1ère surelevée d'une marche, supporte la Table de COMMUNI0N. Son dessus, de 3 mètres sur 0,90, comporte une échancrure au milieu et repose sur un piètement de chêne artistiquement et techniquement bien conçu (mais branlant).
On accède à la 2ème estrade par 2 marches de part et d'autre de la CHAIRE également en chêne (l'ensemble est en mauvais état)
La 3ème estrade derrière la chaire surelève l'officiant, la décoration verticale de celle-ci est en chêne rappelant celle en sapin de la balustrade de la Tribune.
Les 2 harmoniums qui ne servent plus, auraient de la valeur s'ils étaient réparés.
Les 2 portes latérales du porche en sapin sont a refaire. Les 2 cloisons en briques du couloir sont déformées et branlantes. La cloison en sapin de séparation au-dessous de la tribune est en mauvais état.
L'escalier de montée au clocher et à la Tribune (qui sert actuellement de lieu de culte) est à refaire entièrement dans de bonnes conditions.
Les inscriptions intérieures
Dans la Nef, les inscriptions sont peintes en noir, à mi-hauteur, sur enduit de plâtre gris bleuté
|
A gauchr : Dans le transept a gauche : |
A droite : A droite : |
2 autres inscriptions, face à l'entrée encadrent le choeur :
A GAUCHE : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur
A DROITE : Tu aimeras ton prochain comme toi même.
Dans le choeur on peut lire parallèlement au plein cintre : "O Dieu, enseigne moi à faire ta volonté."
Sur le mur du chevet du choeur, on remarque sous la croix de sapin de 4 m sur 2 m, une pierre taillée de 60 cm sur 30 cm en saillie de 4 cm, sur laquelle est sculptée "ALPHA et OMEGA" (voir photo). Derrière cette pierre scellée, il y aurait une niche dans laquelle serait placée une urne en verre, renfermant un document manuscrit, concernant sans doute l'inauguration du TEMPLE.
LES TRANSFORMATIONS SUCCESSIVES DE CET EDIFICE
Depuis sa construction le Temple a subi plusieurs transformations. L'avancée des toits par rapport au "nu" des murs extérieurs a été sciée d'au moins 50 cm tout autour de l'édifice, et le passage couvert existant entre le presbytère et le Temple a été supprimé en 1908 sans que l'on en connais- se la raison.
La même année un surbaissement de la voûte du vaisseau a été réalisé par la pose d'un plafond lambrissé, en sapin, afin d'obtenir une meilleure isolation thermique.
Après la guerre de 1914-1918, d'autres travaux ont été effectués afin de rétrécir la nef sur toute sa largeur, à l'aplomb de la Tribune un peu en retrait de la balustrade. A cet effet, ont été aménagées 3 cloisons, l'une en sapin de 25 mm d'épaisseur, deux autres en briques s'appuyant sur les 2 poteaux de la 1ère. Une porte légère à 2 vantaux assurait l'isolation thermique et phonique par un SAS allant jusqu'au bout du couloir (voir plan B). Tous ces travaux ont été réalisés afin d'obtenir un chauffage plus efficace et plus économique, mais aussi en raison de l'exode rurale, des jeunes vers Paris et de la réduction,des effectifs protestants qui s'en est suivi.
Trois pièces ont ainsi été construites : En réduisant la nef, 2 en bas à usages multiples et une à l'emplacement de la tribune appelée "chambre Haute" utilisée autrefois pour le catéchisme on y monte par un "escalier balancé" alors que celui d'origine était droit et visible à l'intérieur de la Nef.
Aujourd'hui, après la vente du Presbytère, la double porte du Temple y accédant jadis a été murée.
En 1986, pour des raisons de sécurité, afin de permettre des manifestations culturelles et des rencontres de l'Association, une porte de secours réglementaire a dû être pratiquée au niveau d'une fenêtre à gauche du transept.
NOTES
L'histoire de Madranges est encore présente dans bien des mémoires, cependant certains détails ont été vérifiés dans les ouvrages et périodiques suivants :
"LA REFORME en CORREZE" de E. BERTRAND Directeur de la Sté
Evangélique de Paris Année 1901. "L'EVANGIL" à
MADRANCES" de P. LESTRINCANT de la Sté Centrale Evangélique
de Paris de 1928. Les rapports de la Sté Evangélique de 1900 à
1909, les rapports de l'Assemblée Générale de la Sté
Evangélique de 1809 à 1901.
Le "Journal de l'Evangélisation" de 1910 à 1920. Le
"Bon semeur" organe de la Réforme du Centre du pasteur L. FONTAYNE
de 1907 à 1909.
ont egalement consultés :
Mr MESSINE, DE VERSAILLES
Mr BONNETON, de CANNES
Mr PELLIER, d'UZES
Mr FONTAYNE,DE FARCES
Mr THEVENET, journaliste au "POPULAIRE DU CENTRE" de LIMOGES
"Les HUGUENOTS DES IMONEDIERES" du 31 août au 4 septembre 1978.
Le Journal de l'évangélisation de 1912.
L'article "en CORREZE" du Pasteur H. EBERHARD.
Il est à signaler que la maison de Léonard DUPUY qui a servi de lieu provisoire de culte, et accueillit si souvent les pasteurs BERTRAND-FALLOURD et divers Evangélistes a été conservée dans son caractère primitif ainsi que la chambre qui leur était offerte. Cette maison appartient à RUBEN DUPUY son petit fils qui l'occupe avec sa femme. Son aide dans nos recherches a été précieuse et nous l'en remercions chaleureusement. L'Atelier de tissage de son grand père se trouvait tout à côté, il y a près de 60 ans, il a disparu mais l'emplacement subsiste.
Mr BARRAL André, Président de l'Association Culturelle de Madranges, regrette qu'il n'y ait pas de plaque commémorative soulignant les évènements religieux de cette époque, ni sur cette maison, ni sur la tombe de Léonard DUPUY.
LA SITUATION ACTUELLE
En 80 ans le village de MADRANCES s'est considérablement dépeuplé. Il est maintenant le dernier poste où le protestantisme résiste en Haute Corrèze, mais l'effritement continue.
Le dernier pasteur est parti en 1947. Le presbytère a été vendu en 1982. Aujourd'hui les cultes du Dimanche sont assurés 2 fois par mois par le pasteur de BRIVE. Mr Pierre GIPOULOUX et généralement célébrés dans la petite salle du clocher (ancienne tribune) en présence de 5 à 10 personnes du 3ème âge.
Les familles, devenues citadines, aiment cependant revenir au pays en périodes de vacances. Devant une telle situation et pour préserver un patrimoine historique et architectural, a été fondée en 1985 l'association culturelle de MADRANGES et ses 2 EGLISES (sigle M2E.) Le président en est André BARRAL fils d'un ancien Pasteur de Madranges de 1913 à 1920.
Une convention entre l'Association Culturelle de l'Eglise Réformée de BRIVE et l'Association Culturelle M2E, présente en Août 1986, au Temple une exposition d'Arts plastiques avec animation musicale ayant pour à objectifs :
1°) Créer un évènement artistique qui se traduise par une aide financière consacrée à la sauvegarde et à la restauration du patrimoine religieux et architectural de MADRANGES.
2° ) Transmettre un message d'espoir oecuménique et d'union.
3°) Participer à l'environnement économique, social et culturel de MADRANGES et sa région.
L'exposition de 1986 a eu le privilège d'une conférence donnée par Annie VALLOTTON venue parler de son expérience artistique d'inspiration religieuse. Le 15 août de la même année, 148 personnes assistent au concert organisé pour ANNIE BRETTE, avec le groupe FA7 de PARIS, devant un choeur resplendissant de lumière et de couleur.
L'exposition d'arts plastiques de 1987 reçoit comme invité d'honneur, le pasteur Henri LINDEGAARD qui présente 5 aquarelles; participe aussi Mme Marie-Ange CUYON, architecte qui a conçu le "SIGNAL" tubulaire exposé à l'extérieur du temple. Les artistes au nombre de 35 obtiennent tous un succés mérité.
"Madranges et ses 2 Eglises" ce n'est pas une vue de l'Esprit car l'Association est véritablement oecuménique*, s'appuyant sur 2 Eglises qui comme deux soeurs, veulent chanter de concert la gloire du même Seigneur. Souhaitons donc longue vie à M2E ainsi que les moyens d'atteindre les objectifs qu'elle s'est fixés.
Les 3 personnes qui ont participé à la rédaction de ce mémoire en s'appuyant sur des documents historiques se tiennent à la disposition du Jury pour plus amples renseignements.
Il s'agit de :
Madame Marguerite BOUDON 5 rue Fontbonne Prof : retraitée Littérature et Histoire de l'Art. Limoges
Madame Sylvie BARRAL Maîtrise de Théologie 92160 Antony tél : 16.1.4.6666183
Monsieur André BARRAL retraité de l'enseignement technique Education Artistique et technicien du Bois. 107, avenue Jean Cordier 33600 PESSAC.
* Lettre de Jean Vinatier de Noêl 1987 à Madranges historiographe Catholique Corrézien.


L'église et la chapelle du XIè s.![]()





l'histoire du protestantisme à Madranges a été récemment étudiée par JP. Pairou qui en a fait son mémoire.

Pour ce faire il s'est appuyé sur certains membres de la famille comme en témoigne sa page de remerciement


Les tableaux d'URBAIN retraçant l'histoire de
Madranges ![]()


